vendredi 25 janvier 2019

Messes février 2019



Février
Dates
Ste Ménehould
Saint Rouin
Argonne Sud
Saint Louis
Argonne Nord
Samedi
02/02

18 h 00
Givry en Arg

Dimanche
03/02
10 h 30
Saint Charles

10 h 30
Berzieux
Samedi
09/02



Dimanche
10/02
10h30 St Charles
Doyenné


Samedi
16/02

18 h 00
Givry en Arg

Dimanche
17/02
10 h 30
Saint Charles

10 h 30
Vienne Ch.
Samedi
23/02



Dimanche
24/02
10 h 30
Saint Charles
10 h 30
Givry en Arg.


mercredi 23 janvier 2019

Crise des "gilets jaunes", quelles causes?

Suivant l'invitation de la Conférence des Évêques de France (cf. article précédent), le doyenné de l'Argonne marnaise organisait le jeudi 17 janvier une soirée de débat et d'échange sur la crise révélée par le mouvement des gilets jaunes. Une cinquantaine de personnes s'étaient mobilisées pour ce rendez-vous.


La soirée a été lancée autour de la première question suggérée par les évêques " Quelles sont, selon vous, en essayant de les hiérarchiser, les causes principales du malaise actuel et des formes violentes qu'il a prises?"


Les participants furent invités à y répondre via la méthode des petits papiers donnant ainsi la possibilité à chacun de s'exprimer. Les réponses ont fusé... comme en témoigne la liste ci-dessous.



Dépouillement des propositions de la salle
  • Scission monde rural/monde urbain (accentuée entre la région parisienne et la ruralité de la province)
  • Injustice sociale
  • Grands écarts dans les niveaux de vie (possibilités matérielles, inégalités des salaires). Pouvoir d'achat
  • Fracture sociale entre salarié et autres
  • Évolution trop rapide dans tous les domaines
  • Importance de l'argent. Son rôle dans notre société
  • Instabilité sociale
  • Incompréhension collective / Manque d'écoute
  • Regarder ceux qui sont au-dessus, pas ceux qui sont en-dessous
  • Besoin d'estime, de confiance = justice sociale / Manque de reconnaissance des personnes
  • Individualisme/Égoïsme
  • Impatience
  • Limite de vitesse à 80 km/h (phénomène déclencheur qui sous-tend d'autres choses)
  • Trop de taxes
  • Sur enrichissement d'une minorité
  • Démocratie capturée par le marché
  • Manque de Foi
  • Déshumanisation
  • Injustice sociale
  • Trop de média
  • Manque de communication entre les personnes / Malaise / Ne sait plus vivre ensemble
  • Transparence / Dialogue
  • Jamais satisfait
  • Le travail ne permet plus de vivre dans la dignité
  • Reconnaissance/Humanité sur le lieu de travail
  • Désorganisation de la société à plusieurs niveaux : familial, social


Certaines causes reviennent plusieurs fois dans ces remontées : écarts des niveaux de vie, fracture sociale avec les salariés, individualisme, manque de communication entre les personnes, trop de taxes.

Rajout à la liste (idées complémentaires émises par les participants lors de la mise en commun)
  • Fracture sociale, différences de salaires
  • Individualisme
  • Trop de taxes
  • Manque de communication/manque de dialogue
  • Peur, peur de l'avenir / insécurité
  • Causes profondes/Perte des valeurs/Que transmet-on à nos enfants ?
  • Manque de projet/de perspective (individuel et sociétal - projet commun)


Nous vivons dans un pays riche, où il y a beaucoup de possibilités, un niveau de vie correct et pourtant…
Utilisation erronée du terme DICTATURE. Nous ne vivons pas dans une dictature, regardons d'autres pays.
Les biens matériels, l'argent ont pris énormément de place dans notre société
Sentiment de ne pas être respecté dans le travail, mais peut-être à l'extérieur aussi.


CR réalisé par G. Monfroy

jeudi 3 janvier 2019

Soirée autour de "l'appel des Évêques"

Suite aux événements de ces derniers mois, les évêques ont pensé que les chrétiens ne pouvaient se désintéresser de la situation sociale de notre pays et ils suggèrent que des réunions de débat aient lieu dans les communautés chrétiennes (cf. texte ci-dessous).

Dans ce cadre, nous allons donc proposer une rencontre pour toute l’Argonne le jeudi 17 janvier à 20 h 30 aux Vertes Voyes

Joël Morlet



Appel aux catholiques de France et à nos concitoyens

À l’heure où nous écrivons, notre pays n’est pas encore sorti de la crise dite « des gilets jaunes » : crise révélatrice d’un malaise très profond et très ancien, qui engendre une grave défiance envers les responsables politiques.
Il serait à coup sûr très dommageable que cette situation délétère se prolonge. Mais chacun sent, plus ou moins confusément, que la sortie de crise sera difficile car les enjeux sont tout autres que conjoncturels : il en va de notre capacité collective d’espérer et de bâtir l’avenir. Comme nous l’écrivions il y a deux ans, « il faudrait être sourds ou aveugles pour ne pas nous rendre compte de la lassitude, des frustrations, parfois des peurs et même de la colère, intensifiées par les attentats et les agressions, qui habitent une part importante des habitants de notre pays, et qui expriment ainsi des attentes et de profonds désirs de changements. Il faudrait être indifférents et insensibles pour ne pas être touchés par les situations de précarité et d’exclusion que vivent beaucoup sur le territoire national »[1].
Nous constatons que notre démocratie manque de lieux d’échange et de réflexion qui pourraient permettre l’émergence à une large échelle de suggestions positives élaborées ensemble. L’affaiblissement de nombreux partis politiques et un recul significatif de l’engagement syndical contribuent à ce déficit. Où nos concitoyens trouveront-ils des lieux appropriés pour ce travail si urgent ?
L’Église catholique dispose d’un maillage de milliers de paroisses, réparties sur l’ensemble de notre territoire et riches de la présence de multiples mouvements, aumôneries et associations de fidèles. Lieu de prière, en particulier liturgique, la paroisse est aussi par nature et par vocation la « maison de famille fraternelle et accueillante » [2] pour tous et la « famille de Dieu, fraternité qui n’a qu’une âme » [3]. À ce moment de notre histoire, nous pouvons le montrer et apporter notre contribution pour aider notre société tout entière à surmonter la crise qu’elle traverse. Sans se substituer aux politiques, l’Église offre un espace pour faire grandir la fraternité.
Notre proposition
Nous sommes à quelques jours de Noël, mais dès maintenant il est possible d’entreprendre une réflexion qui pourra se poursuivre tout le temps nécessaire, en lien avec tout ce qui se déroulera sur le territoire. C’est maintenant que nos concitoyens ont besoin de débattre entre eux et de disposer de lieux pour le faire.
C’est pourquoi nous vous proposons, dans les semaines à venir, de susciter partout où ce sera possible des groupes d’échanges et de propositions en invitant très largement d’autres personnes, partageant ou non notre foi, qui peuvent être intéressées d’y participer et d’y apporter leurs idées.
Pour ce travail, à titre de pistes de réflexion, nous vous suggérons les cinq questions suivantes :
1/ Quelles sont selon vous, en essayant de les hiérarchiser, les causes principales du malaise actuel et des formes violentes qu’il a prises ?
2/ Qu’est-ce qui pourrait permettre aux citoyens dans notre démocratie de se sentir davantage partie prenante des décisions politiques ?
3/ Quels sont les lieux ou les corps intermédiaires qui favoriseraient cette participation ?
4/ Quel « bien commun » recherché ensemble pourrait fédérer nos concitoyens et les tourner vers l’avenir ?
5/ Quelles raisons d’espérer souhaitez-vous transmettre à vos enfants et petits-enfants ?
Nous vous suggérons de transmettre vos réponses à vos élus. Votre évêque lui aussi sera heureux d’en être informé.
Site internet de la conférence des Evêques de France (lien).

mercredi 2 janvier 2019

Messes janvier 2019



Janvier
Dates
Ste Ménehould
Saint Rouin
Argonne Sud
Saint Louis
Argonne Nord
Samedi
05/01

18 h 00
Givry en Arg

Dimanche
06/01
10 h 30
Saint Charles
Epiphanie
10 h 30
Berzieux
Samedi
12/01



Dimanche
13/01
10 h 30
Saint Charles
10 h 30
Givry en Arg
Baptême
du Seigneur
Samedi
19/01

18 h 00
Givry en Arg

Dimanche
20/01
10 h 30
Saint Charles

10h30 Vienne Ch.
Messe expliquée
Samedi
26/01



Dimanche
27/01
10 h 30
Saint Charles
10 h 30 Givry
Messe expliquée


mercredi 12 décembre 2018

Temps de Prière pour l'unité des Chrétiens.

visuel 2019 WEB



Le temps de prière à 

Sainte-Ménehould aura lieu :


le 22 Janvier à


La Chapelle des Vertes-Voyes 


à 17H00




dimanche 2 décembre 2018

Homélie de la St Eloi 2018

Cette homélie proposée par Joël s'appuie sur le travail préparatoire réalisé avec un petit groupe d'agriculteurs et présenté dans un précédent article (lien) intitulé "la sécheresse bouscule les agriculteurs. 



Depuis quelque temps, l’Église, par la voix des papes, a coutume d’appeler notre planète « la Maison commune ». Cela a pour mérite de manifester la solidarité et la fraternité qui lient tous les êtres, humains et non-humains, qui la composent. Elle souligne la richesse et la diversité de tous ces êtres, ainsi que l’équilibre qui doit présider à leur cohabitation et leur coopération. Hommes et femmes, nous avons été créés comme responsables de cette Maison, veillant sur cette diversité et cet équilibre. « Tous, nous sommes responsables de tous » disait Saint Jean-Paul II

Aujourd’hui, cette Maison est secouée par une crise qui menace les équilibres humains et environnementaux. Les développements scientifiques et techniques qui nous ont donné un pouvoir inédit sont questionnés par les nouvelles connaissances scientifiques. Il nous faut réfléchir à des réorientations. De même, la mondialisation, qui avait unifié les peuples, se révèle porteuse des venins de la volonté de dominer et du rejet, de la loi du plus fort. Les progrès, qui nous ont apporté tant de bienfaits, demandent à être corrigés. Cela ne concerne pas que l’agriculture mais toute notre société.



Pour nous chrétiens, cela nous incite non pas au catastrophisme et au découragement, mais à l’engagement et à la confiance que nous sommes capables de trouver les nouveaux chemins de la justice et de la paix. Non par les simplismes et la recherche facile de boucs émissaires, ni par le retour en arrière, ni par le chacun pour soi et le refus de l’autre, mais par une recherche équilibrée et patiente de nouvelles voies ou de voies renouvelées.

Dans ce soin de la Maison commune, vous, les agriculteurs, avez une place particulière : une part importante de la gestion de la nature vous est confiée pour le bien de tous. Nourrir les êtres humains, veiller à préserver la bio-diversité, articuler le soin de la terre, des végétaux et des animaux de manière équilibrée, vous met en contact privilégié avec la Création. Au delà des découragements qui peuvent naître des difficultés liées aux aspérités de la nature, à la non-reconnaissance de votre travail, le métier d’agriculteur est motivant : il offre un contact et une proximité avec la nature, avec la vie et la force qu’elle contient. La technicisation qui facilite le travail ne doit pas supprimer cette proximité et ce plaisir. Cela donne du sens au travail. Mais la recherche excessive du profit ou l’impossibilité de gagner sa vie ne doivent pas venir corrompre cette responsabilité particulière de gérer la nature.


Cette mission confiée aux agriculteurs est appelée à être vécue en solidarité. Ce n’est pas une option, sauf à aller contre le sens de la Création. L’humanité a été créée solidaire. De même que nous sommes destinés à un compagnonnage attentif et bienveillant avec la nature, de même les hommes et les femmes sont appelés à prendre soin les uns des autres en veillant au respect de chacun et à la complémentarité entre les diverses catégories sociales.

L’égoïsme qui attribue à l’autre la responsabilité de ce qui  ne va pas, qui considère  celui qui est  différent comme un concurrent ou une menace, qui  justifie cette attitude comme une nécessité humaine, est un poison à l’origine de la plupart de nos problèmes. La méfiance sociale qui habite notre société est un cancer : celui-ci empêche de croire l’autre, il lui attribue des motivations intéressées, il empêche de travailler ensemble en confiance. A l’inverse, il nous faut redécouvrir la richesse de la coopération qui commence par le simple plaisir d’échanger, la multiplication des occasions de parler ensemble. Croire que l’autre est  un atout pour un enrichissement mutuel. Nous sommes responsables ensemble de la Maison commune et c’est ensemble que nous trouverons les voies de l’avenir.

Dans l’homélie proposée l’an dernier, il était dit : « il nous faut réapprendre à écouter, à s’écouter, à parler, à se parler. L’individualisme qui équipe d’œillères peut quelquefois conduire à l’autisme. Le refus de l’autre, de ses convictions et de choix différents se mue en agressivité et en colère.Pour que notre parole soit juste, il faut que notre écoute soir réelle. Dans ce monde complexe, il est si facile de simplifier, de penser en noir et blanc. »

Pour cette fête de Saint Eloi, nous nous sommes rassemblés et nous célébrons une messe. C’est à un repas que nous sommes conviés, un repas de frères, un repas d’enfants de Dieu à qui Il a confié la Maison commune. Offrons lui l’image d’ouvriers réellement attelés à cette tâche.

samedi 1 décembre 2018

St Eloi 2018 : mot d'accueil

La fête de la St Eloi a été célébrée ce samedi 1er décembre en l'église de Verrières par les agriculteurs du doyenné.

En entrée, Alexandre nous a proposé un mot d'accueil bien ancré dans la réalité du métier. Vous pourrez le lire ci-dessous.

L'homélie sera reprise dans l'article suivant. 



Bonjour à toutes et à tous,
Merci d'être présents en ce jour de fête pour les Agriculteurs !

Comment vous relater cette année agricole ? On ne sait plus ce que c'est une année normale...

Tout d'abord il a plu en ce début de printemps, une aubaine pour les nappes ! Mais la pluie durant, cela retarde nos emblavements (on n'est jamais content !).
Enfin les semis se généralisent sous un beau et chaud soleil ! Mais avril n'a pas dit son dernier mot ! Et, en son dernier jour, de violents orages traversent notre plaine accompagnés de grêle ! Les ennuis recommencent et l'année 2016 n'est pas encore essorée dans nos trésoreries ! Heureusement, pour bon nombre d'entre nous, nos chères assurances sont là ! Experts débordés, colza, blé, betteraves, tout à constater !

Puis le sec arrive pour certains, il restera jusqu'à l’automne ! On nourrit les animaux en pâture depuis le début de l'été, certains même vont les rentrer. La moisson est correcte en général, les prix deviennent même rémunérateurs ! la Champagne décline un peu (pour une fois dirons certains !) mais la pente des remboursements ne s'est pas beaucoup atténuée depuis 2016 !

Viennent les premiers chantiers de fin d'été ; récolte de maïs fourrage avec un mois et demi d'avance ! Quantité et qualité moyennes ; semis de fin d'été dans le sec pour beaucoup, quelques chanceux bénéficieront de pluies orageuses salvatrices .
L'automne se présente toujours dans le sec, les récoltes sont difficiles en betteraves, les rendements sont très hétérogènes d'une commune à l'autre ; les maïs grains mettent au chômage les séchoirs et sont peu brillants ; les semis de céréales se font dans le sec toujours ! Les levées sont longues et hétérogènes ! Mais, enfin, la pluie arrive ! La vraie!, Il était temps !
L'année n'est pas tout à fait finie...mais cela aurait pu être pire…. non ?

Être Agriculteur, c'est un vrai défi quotidien, pour gérer, ou pour tout simplement continuer d'exister !
Pour pouvoir entreprendre, il faut rassurer son banquier avec des cours et marchés aussi précis qu'une météo à 7 jours ! Il faut fournir des études et des dossiers si lourds que la brouette en fer de papa ne pourrait supporter !

Il faut garder un sommeil profond quand l'administration propose de venir (par un message la veille) voir si toutes les dernières normes, à l'encre à peine sèche, sont appliquées sur notre ferme !

Notre métier a changé ! Dans sa gestion, dans son quotidien ; le mal de tête a remplacé le mal de dos ! Mais notre profession reste noble ! Soyons fiers d'être paysans !
Ne laissons pas les chemins de notre si beau métier se laisser envahir de ronces et nids de poule générés par le bashing et les fake news de quelques ONG populistes. Au contraire, entretenons ces voies de communication, ne laissons pas les autres le faire à notre place !

Nous sommes accusés quotidiennement de bien de maux par des médias peu scrupuleux, avides de buzz, nourrissant la population de peurs !
Accablés par toujours plus de normes, contraintes, soyons vigilants, unis, pour ne pas perdre la vision, le sens de notre métier, le goût d'entreprendre.

Le bon sens paysan tangue quelques fois. L'individualisme ne doit pas primer sur la solidarité, l'abandon sur la combativité.
Débranchons nos télés, rangeons nos radios et discutons dans nos villages ! Citoyens, actifs, retraités, jeunes, aînés, expliquons, écoutons-nous ; bref communiquons ! N'ayons pas peur d'ouvrir nos Fermes aux écoles, à la société civile ! Fédérer, accueillir, partager sont toujours nos vraies valeurs !

Nous, Agriculteurs, Agricultrices, n'ayons pas peur de l'avenir ! Restons des Hommes et des Femmes de projets !, Ensemble, nous réussirons à relever les nombreux challenges qu'impose notre métier.
Le monde change, mais notre défi reste le même, nous avons la même mission depuis toujours :


Celle de nourrir les hommes et les femmes sur cette terre !