samedi 9 mai 2020

Terres d'espérance : Journée du refus de la Misère le 17 octobre à Sézanne - 51 -

Initiative se rapportant au chapitre "Pauvretés - Fragilités"
du rendez-vous Terres d'espérance



Cette initiative venue des chrétiens du Sézannais, engagés dans le CCFD, le Secours Catholique et ATD Quart Monde est intéressante parce qu'elle montre une action remarquable vers les plus fragiles, dimension centrale dans la Mission de l'Eglise.



Elle montre aussi que dans leur mission les chrétiens sont amenés à travailler avec toutes les personnes  et associations de bonne volonté quelles que soient leurs croyances et cela ne ternit pas leur témoignage; cette situation correspond au contexte habituel de notre annonce de l'Evangile.





"17 octobre, Journée du refus de la misère"
(Sézanne 51)



1- Contexte et Genèse

En 2008 commence au niveau des paroisses du Sézannais (Sud-Ouest de la Marne) une sensibilisation à la pauvreté : témoignage du directeur du Centre intercommunal d’Action sociale.

En 2011, décision est prise d’impliquer tous ceux qui le veulent dans cette soirée du 17 octobre : Secours Populaire, Secours catholique, CCFD, La Croix Rouge, le CIAS, Lire et faire lire, Médiathèque, Ecoles et cité scolaire, Alphabétisation, Espace Jeunes, Conseil municipal des Jeunes, Diaconia 2013, Vie libre, Sz’aide (accueil des migrants). Il est veillé à ce que les pauvres soient partie prenante et puissent s’exprimer, notamment au travers de PISTE (entreprise de réinsertion)  et aussi migrants.

Le but partagé par tous est une sensibilisation aux pauvretés, une invitation à l’engagement ; il s’agit de changer le regard des gens. Le rassemblement est a-politique et a-confessionnel.

2- Description de l'expérience

La soirée est préparée par un travail intense de mai à novembre. Chaque année comporte un thème :  Déclaration des droits de l’homme, lutte contre les discriminations sociale, culture, écologie, Convention internationale des droits de l’enfant.

Création d’une chorale, d’un atelier sculpture par des gens en situation de pauvreté.
Depuis est né un repas partagé un dimanche par mois qui réunit une quarantaine de personnes.
Des enseignants du primaire, du collège et du lycée se mobilisent sur le thème et permettent aux jeunes de participer à cette soirée.

« La forêt des idées reçues a pu alors être réalisée le 17 octobre, grâce à un artiste, qui a créé une forêt à partir de matériel de récupération, des paroles retenues, des dessins réalisés ; des jeux de rôles pour sensibiliser les personnes présentes ont pu compléter cette exposition intergénérationnelle lors de cette journée qui a regroupé enfants, ados, parents, adultes, personnes accompagnées, acteurs de la société civile … en fait 120 personnes environ ! Des mondes qui ne se côtoyaient pas régulièrement ont pu ce jour-là vivre un grand moment ensemble d’écoute, de partage (en particulier à l’aide du jeu du positionnement) ».

3- Quels fruits dans la relation aux personnes ?

Chaque association est là avec son étiquette mais pas pour son étiquette.  Libres-penseurs et cathos se côtoient. Le fait que certains soient liés à la paroisse ne pose pas de problème, c’est plutôt une découverte heureuse. Découverte de la générosité de certaines personnes quelles que soient leurs convictions. Il est partagé un esprit de dévouement, une belle leçon de « diaconie ». On apprend le partage.

On va plus loin grâce au collectif, pluralité des regards. C’est aussi l’avantage du rural ; tous se côtoient dans une collectivité restreinte et c’est plus facile, si on le désire, de faire ensemble. Il s’agit d’aller vers l’autre et d’avancer avec.

Pour les plus pauvres, ils se donnent de la valeur entre eux (un point d’honneur à présenter quelque chose de beau) et ils sont heureux. On leur permet de donner, de parler et pas seulement de recevoir. Il y a une reconnaissance de leur dignité. Il s’agit aussi de rompre un isolement.

4- Quels fruits dans la relation à l’environnement ?

Il y a eu une année le thème de l’écologie. Cela a permis de sensibiliser les jeunes à la question de l’écologie.
A noter que les dégâts de l’environnement concernent déjà les plus pauvres : maisons mal isolées, nourriture, déplacements. La problématique de la pauvreté met aussitôt en relief des problèmes écologiques qui les impactent.
Prise de conscience de toutes les dimensions de notre humanité : culture, relations sociales, vie matérielle, lien à l’environnement

5- Quels fruits dans la relation à soi-même ?

Travailler au changement de regard des gens sur ces questions de pauvreté : une connaissance plus directe permet de réformer ses jugements.
Occasion pour les plus pauvres de prendre conscience de leur dignité et de leurs capacités.
Grandir dans ses convictions et sa réflexion par la rencontre des autres
Effort de bienveillance , une bienveillance réciproque ; entretenir le lien social.
Nourrir les vertus de persévérance et d’espérance car tout cela est fragile.
Accepter les gens tels qu’ils sont.

6- Quels fruits dans la relation à Dieu


Voici un témoignage :
"J’ai baigné depuis toute petite dans la spiritualité des frères et sœurs des campagnes,  qui est pour moi « être là », « être avec simplement ;  « vivre dans la simplicité », « faire avec et non pour », …. .
Ceci m’a certainement orienté dans mon choix professionnel, dans mon attention à l’autre, être attentive à ce que peut vivre mon voisin.
Répondre à l’appel du 17/10, rejoint mes convictions personnelles,  de laisser la place à chacun quel qu’il soit (race, culture, rang social,)  cela peut paraitre idéaliste, certain me dise que je crois encore à un monde de bisounours, et me dise de redescendre sur terre… .
Oh que non je sais bien que le monde de bisounours n’existe pas, la dureté de la vie me le démontre tous les jours, la vie est difficile, d’ailleurs elle ne m’épargne pas non plus mais je crois en un Dieu qui se dit « Amour » et qui me propose de le suivre sur ce chemin.  Je pense que chacun à sa place si on  lui laisse la prendre, chacun à sa contribution, chacun doit donner  ses talents  pour un mieux vivre ensemble.
Quand St Paul dans sa lecture nous dit « que  le Seigneur vous donne,
entre vous et à l’égard de tous les hommes, un amour de plus en plus intense et débordant, …
 et qu’ainsi il affermisse vos cœurs, il y a toujours une question d’ouverture de cœur et d’amour.
Merci Seigneur, de me demander de te servir d’instrument et de m’aider à tenir dans cette mission que tu me demandes".
Sommes-nous dans la Mission : nous n’annonçons pas directement le Christ mort et ressuscité. Mais les gens savent qui nous sommes et à quelle association nous appartenons. C’est surtout un acte de foi en l’homme que nous partageons dans une ouverture à tous et cela rejoint l’Évangile.
Cet engagement et ces actions permettent à notre foi de grandir, de s’épanouir de prendre de nouvelles dimensions.


jeudi 7 mai 2020

Diocèse : communiqué n°7 du 6 mai sur le déconfinement

Au clergé et aux fidèles du diocèse de Châlons
Il y a presque 2 mois, la population française a été placée en confinement strict, comme dans beaucoup d’autres pays du monde. 
Faisant preuve de civisme et de loyauté, les catholiques se sont soumis à l’interdiction des rassemblements, y compris les Dimanches et pendant la Semaine Sainte. Je tiens à saluer la sagesse de chacun malgré le poids de souffrance et de frustration que cela a pu engendrer, tant chez les pasteurs que chez les fidèles.
Pour autant, nous ne sommes pas restés inactifs et n’avons pas mis notre foi et notre charité en confinement. Des retransmissions ont permis de vivre le mieux possible les prières de l’Église. De très nombreuses initiatives ont émergé, faisant apparaître que la charité évangélique est le meilleur geste-barrière contre les virus de peur, de haine, de violence et d’indifférence. Je remercie chacun et chacune d’entre vous pour ce déploiement d’initiatives qui devront continuer et se développer, comme nous l’avons déjà fait pour l’accueil des migrants depuis 2015, tellement la crise économique et sociale s’annonce dure et durable.
Dans le cadre d’un dialogue franc avec le gouvernement, les évêques de France ont proposé un « plan de déconfinement » le 24 avril dernier, disant notamment qu’il leur semblait « essentiel que la vie ecclésiale puisse retrouver son caractère pleinement communautaire au même rythme que la vie scolaire, sociale et économique de notre pays à partir du 11 mai 2020 »...
L'intégrale du communiqué sur le site diocésain : http://chalons.catholique.fr/veille-solidarite/communiques/


+François Touvet

mercredi 6 mai 2020

Terres d'espérance : une Cuma solidaire en Htes Pyrénées

Initiative se rapportant au chapitre "agriculture" du rendez-vous Terres d'espérance

L'expérience décrit une réalité bien connue dans le monde agricole qui est celle des coopératives d'utilisation de matériel agricole. L'intérêt du témoignage sur l'histoire de la construction de cette coopérative est d'en montrer la dimension humaine : ce qu'elle demande de travail pour se comprendre, de conversion intérieure pour bien vivre cette relation aux autrs et d'aptitude juste pour bien se situer face à la Création qui nous est confiée.

"Une Cuma solidaire dans le secteur de Galan -65-"



1- Genèse de l'initiative

En 1998, onze agriculteurs des villages de Sentous et Lahitte se regroupent pour acheter une remorque et d'autre matéreils en commun.

En hiver 1999-2000, la commune de Sentous a réussi une restructuration foncière. Le parcellaire s'est amélioré, les champs plus grands laissent  d'entrevoir la possibilité d'utiliser des outils plus larges. Les projets structurants voient le jour à partir de 2001 avec irrigation par pivots.

Les agriculteurs arrivent plus nombreux, avec des initiatives nouvelles : achat de matériels d'élevage et culture, tracteurs, moissonneuse-batteuse, puis embauche de salariés, le pulvérisateur automoteur et enfin la construction d'un hangar avec aire de lavage, salle de réunion, tout cela en moins de 20 ans. Il faut dire que les adhérents se connaissent depuis longtemps, certains depuis l'école puis grâce au comité des fêtes, au rugby.

En 2013, fusion avec la Cuma voisine. Le groupe es renforcé pour atteindre aujourd'hui 42 adhérents.

2- Description de l'initiative

Aujourd'hui, nous avons constitué un groupement d'achat pour intrants (semences, engrais, carburant...) qui sert aussi à la vente commune des récoltes pour obtenir de meilleurs prix grâce à un volume plus conséquent. Parmi les innovations, à noter également que les hangars correspondent à 960 m2, équipés de panneaux photovoltaïques, ce qui permet grâce à la vente d'électricité de couvrir une bonne parti des chages.

La moyenne des 42 exploitations correspond à 45 ha. Aujourd'hui, la Cuma est d'abord un groupe d'agriculteurs qui ont des projets communs, qui dialoguent en permanence. Le hangar où le matériel es à l'abri est devenu aussi un lieu d vie. Quatre modules de chantiers, achetés d'occasion, ont permis l'amnégemnet d'un bureau, d'une salle de réinon, et d'un espace avec sanitaires.

Ce hangar est devenu également un centre important d'activités de la commune. Il attire bien sûr les adhérents, certains y passent tous les jours, et devient aussi un lieu de rencontre avec les habitants du village.

3- Les acteurs

42 agriculteurs et agricultrices sont partie prenante, venus d'une douzaine de villages voisins, pour une moyenne d'âge de 48 ans. Ils sont éleveurs de bovins, volailles, porcs, ovins et, en même temps, céréaliers. Ce sont des hommes et des femmes aux profils différents qui ont un jour décidé de se parler et de mettre leurs efforts en commun grâce, bien évidemment, à quelques hommes fédérateurs pour ce projet de création de de la Cuma.

Ces acteurs recherchent  à travers cette formule une meilleure qualité de vie : famille, loisirs, vacances, respect de notre outil de travail et de vie : la nature, le sol, l'air, les hommes et le monde...


4- Les fruits de cette expérience

Relation aux personnes

Cette initiative a permis à un groupe d'hommes de communiquer. Une dizaine de responsables se retrouvent souvent le matin pour boire le café ensemble et échanger sur les différents projets mais aussi sur la vie des uns et des autres. Les autres membres se retrouvent aussi, moins fréquemment, à travers des commissions de travail. Lorsqu'un des adhérents est en difficulté, nos sommes donc en mesure de l'aider.

La marche de la Cuma est ainsi connue et partagée entre les uns et les autres : organisation de la collecte, définition des prix d'achat et de vente, utilisation du matériel. Le foncier appartenant à chacun est pour autant travaillé en commun. Les adhérents ont très sérieusement allégé leur propre matériel; celui de la Cuma est à la disposition de tous, sans distinction de personne, la responsabilité étant l'affaire de tous.

Relation avec l'environnement

Depuis plus de 15 ans, nous ne retournons plus la terre (labour) afin de préserver la vie du sol (vers de terre et carabes, mulots, micro-organismes…) et nous évitons les phénomènes d'érosion en couvrant systématiquement les parcelles, après récolte, de couverts végétaux qui ont pour rôle de travailler le sol par leurs racines.

Nous préservons également la faune et la flore sauvage ainsi que le verdissement de la nature en maîtrisant la pulvérisation, faite principalement de nuit,  avec des doses d'herbicides réduites au minimum; les insecticides ont été supprimés depuis plus de 6 ans.

Relation avec soi-même

Cette expérience a permis à chacun d'entre nous de faire la point sur sa vie professionnelle et familiale. Cette action a contribué pour chacun à une réflexion personnelle sur son avenir, et le devenir de ceux qui l'entourent (famille, voisins, autres ruraux et même urbains) car, sans les autres, nous sommes peu de choses.

Chaque adhérent a pu avancer sur la connaissance des capacités de chacun à pouvoir partager ses biens, ses pratiques et son savoir. Une prise de conscience s'est faite du bien qui nous a été transmis et que nous transmettons à toute "la planète".

Relation à Dieu

Nous avons eu une approche différente sur les rapports avec les biens. Nous rendent-ils plus heureux, plus riches? La réflexion de notre groupe tourne sur des idéaux créés par l'homme. Mais l'idéal est ailleurs : reconnaître la magnifique beauté et l'organisation de la création qui nous a été donnée à nous les hommes, ainsi que le sens de la vie humaine, courte, fragile, mais si riche!

Tout cela témoigne de "la main de Créateur" et de la relation avec les individus qui déterminent leur avenir spirituel ainsi que la relation avec les autres personnes. Pour cela, nous devons admettre nos faiblesses et reconnaître, avec humilité, qu'en tant qu'êtres humains, nous ne sommes pas toujours à la hauteur de nos valeurs.

lundi 4 mai 2020

Terres d'espérance : Commission Viticole de la Champagne

Initiative se rapportant au chapitre "agriculture" du rendez-vous Terres d'espérance



Chaque année, en Champagne, une équipe composée de prêtres, de diacres et de viticulteurs se réunit pour préparer une proposition d’homélie pour les quelques dizaines de messes et de célébrations qui réunissent les vignerons à l’occasion de la fête de Saint Vincent.
Le thème est maintenant très attendu car il est en prise avec les préoccupations du moment : il est développé au cours de la célébration mais sert aussi pour la préparation dans les confréries locales, permettant d’échanger avec les vignerons sur le sens du travail et de leur métier.


"Commission Viticole Interdiocésaine
 de la Champagne"


1- La genèse



Il y a environ 25 ans, un groupe de prêtres du milieu viticole champenois décide de se retrouver régulièrement pour mieux cerner et comprendre la situation et l’ambiance dans le milieu particulier du monde viticole de cette région.


Ils échangent à partir des témoignages qu’ils reçoivent dans leurs différentes paroisses: les joies, les soucis, l’économie, les accidents climatiques, la qualité des récoltes, tout ce qui touche la vigne, les vignerons et leurs familles.


C’est d’abord un besoin de se retrouver en phase avec ce monde professionnel. Cela permet aussi aux prêtres qui ne sont pas issus de ce milieu de mieux le connaître, de mieux le comprendre. Nous vivons dans un monde où la culture et la spiritualité se vivent autrement.



Plus tard, ce groupe s’est ouvert à quelques laïcs ; puis des diacres issus de ce monde professionnel sont venus compléter le groupe. 

Il est important de noter que les vignerons participants sont originaires de toutes les régions de la Champagne. Chaque secteur ayant ses propres spécificités.

2- Description

Le groupe se réunit au moins deux fois par an. Après avoir échangé sur la situation de notre région viticole, nous nous efforçons de trouver un thème fédérateur pour donner sens à la fête de St Vincent qui est très largement fêtée dans notre région… autant sur le plan de la religion que celui de la tradition…

Nous préparons ensemble un rapport technique pris très au sérieux. Les personnes avec qui nous le partageons ensuite sont reconnaissantes de voir une église qui sait se mettre à leur niveau et comprendre leur façon de vivre et de travailler.

A la suite de ce rapport, nous préparons une liste de textes religieux qui seront choisis par chaque paroisse pour célébrer notre St Patron dans toute la Champagne. Une piste pour les homélies est proposée à la suite de ce choix de textes. L’important étant d’avoir une certaine unité dans le thème proposé chaque année.

Pour exemple, en 2019, nous avons abordé le thème de la gratuité « Y a-t-il place pour la gratuité dans nos vies ? » ; en 2012 : « Les relations humaines sous toutes ses formes et comment ces relations nous font-elles grandir ? » ; en 2008 : « Produit de qualité, produit par des gens qualifiés, pour plus de qualité de vie. »

Nous faisons parvenir ce travail dans toutes les paroisses concernées, dans les évêchés et aux membres de l’archiconfrérie qui fédèrent l’ensemble du vignoble.
Quelques semaines après la fête, nous nous retrouvons pour relire ce que nous avons vécu de partage et de prière à l’occasion de ce moment particulier.

3- Les acteurs

Les prêtres concernés par ce milieu viticole, les diacres qui vivent entièrement ou partiellement du travail de la vigne, des laïcs le plus souvent engagés dans ce monde professionnel ou dans la vie des villages (responsabilités syndicale, engagement coopératif, conseil municipaux…) Chrétiens ou quelquefois plus éloignés.

La Champagne est étendue sur quatre diocèses (Châlons-en-Champagne, Reims, Troyes, et Laon) Seuls, les deux premiers participent à cette préparation. Les autres diocèses ayant plus de mal à nous rejoindre pour cause d’éloignement.

Notre groupe organise aussi quelques fois des rencontres avec les vignerons employeurs de main d’œuvre et/ou le monde du grand négoce champenois.

4- Les fruits de cette expérience

Relation aux personnes

Grâce à cette préparation, nous facilitons les rencontres et les partages. Nous connaissons et nous partageons les mêmes joies, les mêmes peines et les mêmes soucis. Les viticulteurs se sentent compris parce que nous avons le même langage. Le travail que nous leur proposons leur permet de vivre un vrai temps de prière, même s’ils sont souvent loin de toute considération ou de pratique religieuse. Comme nous proposons un travail « sérieux », ils préparent et vivent « sérieusement » ce temps d’action de grâce que nous célébrons ensemble.


Trépail
Relation à l’environnement

Elle est d’abord et avant tout humaine. Même si nos remarques peuvent déranger quelquefois, nos rencontres sont toujours riches et pleines de respect et de tolérance. Il n’y a pas d’animosité, on ressent l’envie de construire et d’avancer ensemble. Il n’y a pas de sujet tabou.

Aujourd’hui, le monde viticole doit franchir d’autres étapes, d’autres évolutions. L’encyclique du pape François sur l’écologie montre une église attentive au bien-être de tous les hommes dans le respect de ceux qui vivent du travail de la terre. La démarche du pape force le respect et permet un dialogue juste et constructif avec ceux qui parlent en son nom.

Déjà en 2010 puis en 2015, nous avons abordé ce thème de l’écologie « cette terre que Dieu nous a confiée » en y apportant beaucoup de mesure, connaissant les réactions d’une partie des viticulteurs sur ce sujet. Ce thème revient inévitablement dans les intentions de prière universelle de toutes nos célébrations.

Relation à soi-même

La relation créée à l’occasion de ces rencontres est avant tout la confiance. C’est un échange mutuel où chacun apporte à l’autre. Ces partages permettent de mieux intégrer les problématiques d’un monde professionnel en perpétuelle mutation et de mieux rejoindre les vignerons.

Quant à eux, ces rencontres leur permettent de « franchir des grilles », découvrir ce qui se passe « derrière ». Elles simplifient la relation avec les gens d’église dans nos milieux très déchristianisés.

Les liens créés dans ces moments permettent aussi une relation facilitée pour toutes les rencontres prévues ou imprévues tout au long de l’année.

Relation à Dieu

« Chaque fois que deux personnes sont réunies en mon nom, Je suis au milieu d’eux ». Par notre présence, par notre souci de rejoindre les vignerons là où ils en sont, Dieu se rend proche de chacun. Même s’ils frappent rarement à la porte du presbytère, ils respectent et ils entrent dans la démarche.

Dans le cadre de cette fête de St Vincent, la tradition et la « superstition » prennent quelque peu le pas sur le spirituel, mais comme nous sommes attentifs à leur façon d’exister et de gagner leur vie, alors ils laissent Dieu faire sa place dans la leur.
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mardi 28 avril 2020

Terres d'espérance : la Fête du Don en Lorraine


A partir d’une enquête de la paroisse Sud Toulois sur les attentes vis-à-vis de l’Église, l’idée est de créer un moment de convivialité autour du Don, valeur très partagée mais rarement fêtée. De 700  personnes venues la première fois, la troisième édition a vu 2500 visiteurs.

La fête autour de l’église, où est proposée une célébration, met en lumière toutes les formes de don (argent, temps, savoir-faire), permet la rencontre entre ceux qui donnent et ceux qui reçoivent.

Les fruits sont une belle mixité des participants, le début de collaborations mais aussi l’occasion d’un recyclage de déchets. Y voyant une inspiration de l’Esprit Saint, les animateurs ont au coeur ce passage de l’Ecriture : « il y a plus de bonheur à donner qu’à recevoir ».

"La Fête du Don (Festi’Dons)" 


1- Le contexte – la genèse


En 2014, en Pays de Colombey les Belles, une enquête est lancée auprès des habitants du territoire pour connaître leurs attentes vis-à-vis de l’Eglise, mais pas seulement. Lors de 6 réunions, une centaine de personnes ont exprimé le besoin de se retrouver, de faire à nouveau du « vivre ensemble ». Les animateurs exploitent les résultats et réfléchissent alors à construire un temps fort pour répondre à l’attente de convivialité. Le fait d’être dans le temps de DIACONIA et que le patron de la paroisse soit Bx F Ozanam, ont-ils joué ? en tout cas, l’idée d’une fête autour du Don émerge. Le Don est une valeur très partagée, mais rarement fêtée.

La 1ère fête (prévue pour ne pas être renouvelée) aura lieu en septembre 2015 ; elle draine 700 personnes (au lieu des 200 attendues) et une seconde fête doit être organisée en septembre 2017 avec toujours un même succès ; la 3ème édition s’est tenue le 12 mai 2019, avec cette fois plus de 2500 visiteurs.


2- Description de la démarche


L’objet de la Fête du Don (nommée désormais : Festi’Dons) est de mettre en lumière toutes les formes de Don pour répondre à la fois aux besoins des habitants mais aussi pour permettre à ceux qui portent des initiatives autour du Don (associations, collectivités locales, entreprises, particuliers) de les faire connaitre. Le Don y est présenté sous toutes ses formes : don en argent, en temps (bénévolat), mais aussi don comme un talent (savoir-faire).

La manifestation se déroule sur une journée, au cœur d’un village ou d’une institution (les 2 premières eurent lieu au sein d’un ESAT) ; elle propose des espaces pour la présentation des initiatives, mais aussi des animations, des lieux d’expression, table-ronde, concerts, ainsi qu’un espace de gratuité (la « donnerie ») et un espace d’échange et de partage (le « couarail »).

L’Eglise est très présente, d’une part parce que ses différents mouvements (CMR, MRJC, etc) font partie des exposants, et d’autre part par sa position au coeur de la fête (lorsque la fête a eu lieu un samedi, un temps de prière était proposé à la chapelle) ; en 2019, l’église située au centre de la fête, a accueilli une chorale, des saynettes par des enfants, une table ronde sur les échanges locaux, le stockage de la donnerie, une exposition sur les « Horizons solidaires » et bien sûr une messe et même 3 baptêmes !

Cf. le site : www.fete-d-don.fr

3- Les acteurs

Les membres de l’association « la Fête du Don » (l’évènement, même s’il est totalement gratuit, oblige à quelques dépenses ; pour pouvoir recevoir des subventions, le collectif de départ s’est constitué en association)

L’EAP, les prêtres du secteur, les paroissiens et de nombreux bénévoles issus de plusieurs villages

Et bien sûr, les participants, c’est-à-dire les représentants des associations, collectivités locales et tous ceux qui œuvrent à l’animation de la fête.

4- Les fruits de cette expérience/initiative

Quels fruits dans la relation aux personnes ?

Une réelle mixité lors de l’évènement ; les personnes ayant des besoins, des attentes peuvent trouver des réponses ; les proposants rencontrent des personnes qui souhaitent trouver un engagement ou soutenir une initiative ; d’autres plus simplement profitent de ce moment de convivialité intergénérationnel.  

Quels fruits dans la relation à l’environnement ?

La Donnerie est bien sûr une belle occasion de limiter les déchets, et de fait de renouer avec les pratiques de la campagne de ne pas jeter inconsidérément ; parmi les initiatives, des associations locales de connaissance ou de protection de l’environnement sont présentes ; enfin, le quartier des savoir-faire accueille des artisans et producteurs locaux du pays de Colombey qui exposent leur maîtrise mais sans qu’il soit question de vente. Les artistes présents (notamment les photographes mettent en valeur notre patrimoine paysager). Et lors de la dernière édition, la paroisse a proposé un atelier de confection de bombes de graines pour que notre environnement soit encore plus beau !

Nos églises de campagne sont souvent fermées, et ignorées de nombre d’habitants. Ici l’’église était au cœur de la manifestation ; lieu d’accueil d’évènements au fil de la journée, elle reprend son rôle de vigie au milieu du village ; pour ce temps, elle est lieu de vie.

Quels fruits dans la relation à soi-même ?

Pour les organisateurs, les tâches préparatoires sont longues et lourdes, ce qui nécessite de leur part un véritable engagement ; et il n’y a pas d’engagement, s’il n’y a pas une cause à porter. De fait, on ne peut convaincre de la force du Don que si l’on y croit soit même.  

Quels fruits dans la relation à Dieu ?

 « Il y a plus à donner qu’à recevoir. AC 20, 35 » Les Ecritures nous donnent de quoi nourrir nos réflexions sur l’importance du Don et nous poussent à poursuivre l’aventure ; j’ai toutefois la  conviction que l’Esprit Saint a été pour quelque chose dans l’émergence de ce projet un peu fou, et qu’il est encore à nos côtés…



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dimanche 26 avril 2020

Terres d'espérance : les Jardins de la Solidarité dans le Doubs


Il y a 34 ans les jeunes agriculteurs d’une paroisse du Doubs décident d’une « fête de la patate ». Peu à peu à partir d’un village, 10 villages se joignent à l’initiative. Chaque année sur un village, 25 ares sont cultivés en légumes pour une « fête des légumes » qui rassemble environ 1200 personnes. Les légumes sont au menu du repas et le surplus est vendu au profit de projets humanitaires.

Les fruits de cette démarche, au-delà des légumes, en sont une convivialité, le plaisir de cultiver ensemble « à la main et à la pioche », l’humilité et la bienveillance pour construire ensemble, la solidarité qu’appelle l’Évangile.




« Les jardins de la solidarité »



1- Le contexte - la genèse

Il y a 34 ans, un prêtre, l’Abbé Bruno Doucet (pas du secteur pastoral local), et des jeunes agriculteurs, décident de faire la fête de « la patate », dans le village de Fessevillers sur le plateau de Maîche (Doubs) pour une action de solidarité, de partage concret.

Puis l’année suivante, un autre village s’est associé, par la fête de la carotte, puis un troisième village, la fête de l’oignon, puis ce sont les bénévoles de 10 villages qui se rassemblent pour « la fête des légumes », devenu les jardins de la solidarité!

Jardins communaux à Ste Ménehould
2- Description de la démarche

Depuis 34 ans, chaque année les bénévoles de 10 villages du plateau de Maîche -25120- dans le Haut Doubs, se rassemblent pour planter, cultiver, 2500 à 3000 m² de jardin, sur un terrain mis à disposition par la commune, chaque année un village différent accueil cette action.

A la mi-octobre, une grande fête dite « des légumes » rassemble 1200 personnes un dimanche sous chapiteau. Pour la célébration d’une messe le matin, suivie d’un repas simple avec les légumes récoltés, un temps d’amitié de convivialité, de partage de chants, mais aussi la vente de toute la récolte aux personnes présentes.

Cette action mobilise, au cours de la saison, 70/80 bénévoles pour le travail et la culture des légumes « à la main et la pioche », et 150 personnes pour la préparation de la journée du repas et la vente.

Les bénéfices sont partagés entre les 10 villages qui parrainent chacun un projet humanitaire dans le monde ou en France. Par exemple, un village soutient un orphelinat au Burkina Faso, en lien avec les travailleuses missionnaires de la grâce Dieu. Une aide est apportée « aux restos du cœur locaux », et à l’épicerie sociale du secteur.

3- Les acteurs

De nombreux bénévoles des villages se retrouvent toutes les semaines pour travailler au jardin. Une fédération associative « des jardins de la solidarité » avec un Président qui anime, avec chaque responsable de chaque village, l’activité (plantation, entretien, récolte, la journée de fête et la vente etc.),

Ce sont 70 bénévoles, venant de tous les villages qui participent à la culture du potager, mais c’est un lieu ouvert à toutes les bonnes volontés et de toutes les générations. 

Pour la fête ce sont plus de 150 personnes qui s’activent durant une semaine. La fédération et son président anime, avec les responsables villages qui assument tous une responsabilité. Chaque année près de 1000 repas sont servis lors de la fête, et des centaines de visiteurs passent faire leurs achats en légumes.

4- Les fruits de cette expérience

Quel fruits dans la relation aux personnes ?

   - Rassembler dans la diversité toutes les personnes de bonnes volontés autour de la   solidarité et du don,

   - Temps de convivialité, lieu de rencontre spontanée, de partage, d’échange,

   - Un lieu où l’on prend le temps du travail de la terre, de l’effort gratuit.

Quels fruits dans la relation à l’environnement ? 
   - Lien entre la nature et l’homme,

   - Pratique simple, saine (pas de produits chimiques ou autres) culture bio !

   - Rappel du besoin de l’homme de retrouver ce lien avec son environnement.

Quels fruits dans la relation à soi-même ?

   - La tolérance, le plaisir de l’action collective.

   - Prise de responsabilité, participer à une grosse organisation, satisfaction de la réussite annuelle qu‘il faut faire durer.

   - L’humilité : se faire proche des autres quels qu’ils soient. Trouver le consensus

   - Participer à une action collective, et que chacun trouve sa place

Quels fruits dans la relation à Dieu ?

   - Dimension spirituelle de l’action (charité, partager)

   - Solidarité besoin d’être à l’écoute des détresses et des pauvres de notre monde.

   - Témoignage d’une action plus personnelle à Dieu (dans une bonne action, en lien avec le message de l’évangile)
   - Symbole d’une communauté qui se rassemble pour construire un monde meilleur.

vendredi 24 avril 2020

Terres d'espérance 2020 : la vitalité du territoire rural

Ce week-end devait avoir lieu dans le Drôme le rassemblement « Terres d’espérance 2020 » d’environ 800 personnes venues de tous les diocèses de France. (J’en étais l’un des animateurs et vous pouvez deviner ma frustration quand il a fallu annuler.) Il s’agissait de permettre la rencontre entre des chrétiens qui vivent et agissent dans le monde rural et de montrer que l’Église dans le rural a une belle vitalité.

Tables rondes et ateliers qui rythmaient les deux jours étaient basés sur la remontée de plus de trois cents initiatives ou expériences locales dont les acteurs étaient, souvent avec d’autres, des chrétiens animés par la volonté de vivre l’Évangile dans le monde d’aujourd’hui.

Epense
Ces initiatives peuvent se regrouper en trois thématiques principales. Il y avait bien sûr des initiatives qui visaient à dynamiser les paroisses et les diverses communautés chrétiennes. Mais l’Église n’est pas faite pour elle-même, elle est chargée d’annoncer et de s’engager pour le bien de tous en  rejoignant les besoins, les efforts ainsi que les peines de tous les hommes et femmes d’aujourd’hui. Dans ce sens, des initiatives  concernaient aussi l’action des chrétiens pour la vitalité et le bien-vivre ensemble des ruraux. Une troisième thématique portait sur l’engagement des chrétiens dans les efforts actuels du monde agricole pour faire face à de nouveaux défis.

Dans les jours qui viennent nous vous proposons sur ce blog quelques-unes des initiatives qui concernent la manière dont l’Église et les chrétiens oeuvrent pour la vitalité de leur territoire rural. Le monde rural apparaît souvent comment un monde en voie de désertification ou de marginalisation mais des hommes et des femmes montrent par les opérations qu’ils mènent, qu’il est d’abord un lieu de vie quand les gens se rencontrent, parlent et agissent ensemble, quand leurs actions sont animées par des valeurs humaines. Ils puisent dans leur foi au Christ la force de leur engagement.


Joël Morlet


vendredi 17 avril 2020

Doyenné : 19 avril, dimanche de la Miséricorde


L’épidémie nous oblige à prolonger le confinement et l’impossibilité de nous réunir entre chrétiens. Plusieurs m’ont dit le manque qu’ils ressentaient à ne pas pouvoir retrouver la communauté chrétienne. Ils valident ainsi par son contraire le sentiment qui s‘exprime dans le livre des Actes des Apôtres et que nous lisons ce dimanche : « Les frères étaient assidus à l’enseignement des apôtres et à la communion fraternelle, à la fraction du pain et aux prières. » Le besoin de se retrouver entre frères et sœurs pour célébrer et prier ensemble est fort ; nous l’éprouvons par le manque.

St Mard sur le Mont
Il y a bien sûr le téléphone et l’internet. N’ayons pas peur d’en abuser et de prendre le temps d’échanger. Mais cela ne remplace pas la rencontre réelle. Nous en éprouverons d’autant plus de joie lorsqu’il nous sera permis de vivre à nouveau ensemble la messe.

Toutefois cela n’est pas en mesure de nous empêcher de vivre personnellement et intérieurement la recontre du Christ mort et ressuscité qui nous est proposée dans l’Évangile.

S’installer dans la prière, éventuellement avec l’aide de la télé ou de la radio,  nous permet d’accueillir le Christ qui vient ouvrir notre coeur pour y apporter la paix et la joie. Au coeur de nos tristesses, de nos morosités, de nos peines, de toutes les obscurités, le Christ est celui qui vient rétablir la paix intérieure. Il s’agit de laisser l’Esprit s’installer en nous pour que l’amour que le Christ nous a manifesté dans son sacrifice, dissipe ce qui pourrait faire obstacle à la confiance et à la capacité d’aimer.

Il peut y avoir des moments de doute ou de découragement mais la persévérance dans la prière et l’écoute de la Parole de Dieu sont de puissants soutiens.

PS : les règles concernant les cérémonies religieuses après le 10 mai ne sont pas encore connues. Elles le seront probablement dans la semaine qui vient. Dès qu’elles seront connues, cela nous permettra d’organiser les mois qui viennent pour les messes, les mariages et les baptêmes.

samedi 11 avril 2020

Doyenné : Pâques, fête de la résurrection du Christ

Christ est ressuscité !
Il est vraiment ressuscité !



Que la lumière de la résurrection apporte à ceux qui affrontent la maladie ou le handicap, la confiance  dans le travail des soignants mais aussi la force de l’abandon dans l’amour du Seigneur.

Que la lumière de la résurrection aide tous les soignants et ceux qui se dévouent pour le service des autres à persévérer dans le courage et l’amour pour tous ceux qui leur sont confiés.

Que la lumière de la résurrection inspire tous ceux qui ont des responsabilités pour qu’ils œuvrent en toute chose pour le bien de tous de manière désintéressée.

Que la lumière de la résurrection  habite les enfants et les jeunes pour qu’ils aient confiance dans l’avenir, la fraternité et l’amour.

Que la promesse de vie du Christ envahisse nos pensées, nos paroles et nos actes

vendredi 10 avril 2020

Sedicom : Chemins de Croix pour le Vendredi Saint


Vous trouverez ci-dessous  quelques liens pour la méditation du Chemin de Croix du Vendredi Saint.

  1. une proposition de la communauté St Martin : http://www.communautesaintmartin.org/wp-content/uploads/2020/03/Communaute%CC%81-Saint-Martin-CHEMIN-DE-CROIX-2020.pdf
  2. une autre de la paroisse St Dominique Savio (Mourmelon) : https://tinyurl.com/tdu67re
  3. une autre : un chemin de croix avec St Jean-Paul II : http://www.la-cotellerie.com/cotelleriewp/cemincroixjp2.html
  4. chemin de croix avec le Pape François (Rome 2019) : https://fr.zenit.org/articles/chemin-de-croix-du-colisee-2019-meditations-de-soeur-eugenia-bonetti-texte-complet/
  5. un autre du diocèse de Vannes (2016) : https://www.vannes.catholique.fr/wp-content/uploads/2016/03/CHEMIN-DE-LA-CROIX.pdf
  6. un autre avec le Bienheureux Charles de Foucauld : https://centenaire.charlesdefoucauld.org/IMG/pdf/chemin_de_croix_avec_frere_charles.pdf

Sandrine SILLY pour le Sedicom

Doyenné : Ce Jeudi Saint à l'église St Charles

Les prêtres de la paroisse, Joël et Louis, accompagnés de Philippe (diacre) et de Madeleine son épouse, se sont retrouvés à 20 h dans notre église pour célébrer la messe du Jeudi Saint.

Bien sûr, devant des chaises vides... mais qui pouvaient s’animer avec les visages de ceux qui habituellement occupent ces chaises.

Eglise St Charles
En communion avec les chrétiens de nos trois paroisses argonnaises, nous avons écouté Jésus nous inviter à continuer à faire grandir ce qu’il a initié ce soir-là avec ses disciples et dans ce repas de la Cène et dans sa mort et sa résurrection.

Nous redisons à tous notre amitié et nous vous souhaitons de vivre le mieux possible ces trois jours si importants dans notre vie chrétienne.
Bonne semaine sainte malgré le confinement.

Louis Mainsant